La Fondation autochtone de l’espoir applaudit les excuses du Gouvernement de la Saskatchewan quant à sa participation dans la Rafle des années 60

(Ottawa, ON) 11 Janvier, 2019 – La Fondation autochtone de l’espoir (FAE) est heureuse d’apprendre que le Premier ministre Scott Moe ait présenté des excuses formelles aux Survivants de la Rafle des années 60 en Saskatchewan plus tôt cette semaine.

« Le 7 janvier 2019 sera retenu dans l’histoire puisque que le Premier ministre a émis des excuses officielles aux Survivants de la Rafle des années 60 en Saskatchewan. Les excuses étaient dues depuis longtemps et sont un premier pas afin de faire avancer la Réconciliation envers les Peuples autochtones de la Saskatchewan, et à travers Turtle Island, » a dit Adam North Peigan, Membre du Conseil d’administration de la FAE et Président de la Sixties Scoop Indigenous Society of Alberta.

Entre 1950 et la fin des années des années 80, des milliers d’enfants autochtones ont été enlevés des leurs et de leurs communautés lors de rafles qui les ont menés chez des familles adoptives non-autochtones ou en maisons d’accueil et ce, bien loin de leurs familles. Cette pratique, communément appelée « La Rafle des années 60 », a contribué à la perte de la culture autochtone, l’histoire, l’identité et la langue de ces individus et a aussi causé de la solitude, une faible estime de soi, un manque d’identité, des problèmes de santé mentale, des dépendances, des suicides, de l’itinérance, des incarcérations et une mauvaise santé chez ceux-ci.

« Même si les excuses sont symboliques et peuvent être mandatées par la Loi au sein d’une entente, j’espère que celles-ci contribueront à des engagements positifs et des actions concrètes qui feront la différence pour ceux dont les vies en ont souffert, » a dit Teresa Edwards, Directrice exécutive et Conseillère légale de la FAE. « La rafle du Millénaire est un terme utilisé par plusieurs afin de décrire les nombreux enfants qui continuent d’être approchés par le Système de protection de la jeunesse pour des raisons liées à la pauvreté, le racisme et l’imposition des valeurs des autres sur les Peuples autochtones. Les Gouvernements doivent s’assurer que nous ayons appris des erreurs du passé et que nous travaillions ensembles afin de prévenir d’autres crises comme celles-ci à l’avenir. »

La FAE applaudit les efforts entrepris aujourd’hui par le Gouvernement de la Saskatchewan qui a admis ses torts et qui a démontré son engagement envers la Réconciliation et son avancement. Nous espérons que d’autres Gouvernements marcheront du même pas.

À propos de la Fondation autochtone de l’espoir: La Fondation autochtone de l’espoir (FAE) est une organisation autochtone nationale à but non lucratif qui cherche à instruire, à comprendre et à faire prendre conscience des impacts du Régime des pensionnats, incluant la Rafle des années 60 et les douleurs intergénérationnelles causées aux Première Nations, Peuples Inuits et Métis. Notre organisation contribue aussi à supporter le long chemin de la guérison pour les Survivants. Remplir notre mandat nous permet de contribuer à la Réconciliation à travers les générations autochtones et non-autochtones du Canada.

Pour toutes questions médiatiques :
Teresa Edwards
Directrice exécutive et Conseillère légale de la Fondation autochtone de l’espoir
Téléphone : 613-237-4806 Ext. 303 info@legacyofhope.ca

 

 

(Ottawa, ON) 27 novembre, 2018 – Aujourd’hui, la Fondation autochtone de l’espoir
(FAE) se joint à la communauté suite au décès de Lesley Parlane, une jeune femme
autochtone, artiste passionnée et une raconteuse créative, qui nous a quitté si tôt.
Notre Président, Richard Kistabish, offre ses sincères condoléances de sa part et de celle des
employés de la FAE et de son Conseil d’administration à la famille, les amis et la
communauté qui connaissait et aimait Lesley Parlane. « Nous offrons nos prières à la famille
de Lesley et ses amis, ainsi qu’à tous ceux et celles qui ont été touchés par sa présence et son
implication dans sa communauté, » a-t-il souligné, ajoutant, « la FAE est très privilégiée et
honorée d’avoir eu l’opportunité de travailler avec Lesley, et nous sommes reconnaissant
envers sa contribution et sa participation à notre exposition Bi-Giwen: Retourner chez soi –
La vérité derrière la Rafle des années 60. »

Lesley Parlane a rendu l’âme au monde des esprits samedi, le 24 novembre 2018, après un
courageux combat avec un cancer du sein. Mme Parlane (Dakota/Salteaux) faisait partie de
la Standing Buffalo Dakota First Nation à Fort Qu’Appelle, en Saskatchewan, et était basée à
Ottawa, Ontario depuis 1998.

Lesley Parlane a partagé son expérience de vie en tant que femme autochtone vivant au
Canada. Elle a parlé ouvertement d’être une Survivante intergénérationnelle du temps des
Pensionnats, d’avoir été adoptée suite à la Rafle des années 60 et de son chemin vers un
retour à sa culture, du besoin de se reconnecter avec sa famille, faire le deuil sur ses pertes et
l’importance de vivre sainement en prenant soin de soi-même, de guérir et de récupérer.
Teresa Edwards, Directrice exécutive et Conseillère légale de la FAE, a prononcé que,
«Mme Parlane était une inspiration pour plusieurs. Son travail acharné et sa participation à
faire connaître de nombreux enjeux, dont ceux de la Rafle des années 60, continueront
d’instruire et d’informer le gens pour les années à venir. Lesley était une femme très forte et
puissante qui voulait partager ses histoires afin que les autres puissent en tirer profit en
comprenant et en bâtissant une empathie pour la cause autochtone. Elle a aussi su contribuer
et honorer le chemin vers la redécouverte et la guérison, et a pavé le sentier vers « chez soi »
pour ceux qui ont été retirés de leurs familles. Elle nous manquera beaucoup.» a ajouté Mme
Edwards.

Avant les années 60, les enfants autochtones étaient retirés de leurs familles, souvent par la
force, et ensuite amenés en familles d’accueil ou adoptés par des familles non-autochtones
très loin de leur communauté d’origine et même à travers le globe. C’est ce que nous
appelons maintenant la Rafle des années 60, dont les impacts continuent de se faire sentir
aujourd’hui.

Lesley Parlane fait partie de l’exposition Bi-Giwen: Retourner chez soi – La vérité derrière
la Rafle des années 60 de la FAE, qui explore l’expérience des Survivants de la Rafle.

Developpée en partenariat avec le National Indigenous Survivors of Child Welfare Network,
cette exposition innovatrice et complexe présente les témoignages de douze Survivants
autochtones de la Rafle des années 60 et reflète sur leur douleur, leur perte mais aussi sur leur
force, courage et leur résilience.
L’interview avec Lesley Parlane pour le projet Bi-Giwen peut être visionnée ici :
http://www.legacyofhope.ca/bigiwen/lesleyparlane.html